U.S Bois Saint Denis Cyclotourisme : site officiel du club de cyclotourisme de  - clubeo

Pantin-Joigny 2017 - 25eme édition

5 juillet 2017 - 10:32

PANTIN-JOIGNY

Levé à 5h15 pour un départ à 6h00. Tout est prêt depuis la veille , donc je n’ai qu’à me déguiser en agrume après douche et gros déjeuner et je décolle. Dehors le plafond est très très bas mais la route est sèche. Bizarrement il y a déjà plein de circulation sur la RN3. Arrivé à Pantin vers 6h30 , je récupère le parcours (N°84), confie mon sac à dos à l’intendance et commence à m’informer des possibilités de covoiturage pour le retour parce que les copains m’ont un peu lâché sur ce coup-là. Je retarde mon départ pour contacter le maximum de monde. Finalement quelqu’un me propose une place. Je me crois tiré d’affaire, malheureusement je ne le retrouverai pas à l’arrivée. Quelques cyclos ont décidé de faire demi-tour à Vinneuf, après le repas, pour rentrer vers Paris. En faisait-il partie ? En tout cas je pars de Pantin à 7h30 faussement rassuré…

Il fait toujours sec mais ça ne va pas durer. La pluie commence à tomber alors que l’on est encore sur la RN3. Elle ne va plus nous lâcher de toute la journée. Montée sur la stratégique suivie d’une descente du Ball-trap bien grasse pour commencer. Avant d’arriver à Lagny on fait un crochet à gauche pour monter la petite rampe qui fait déboucher au milieu de la côte de la Madeleine que l’on redescend avant de traverser le pont et il y en a déjà qui trichent en allant tout droit au rond-point. Je ne les retrouverai que dans le faux plat avant Jossigny…

1er contrôle dans la forêt. Cette année ils ont installé un barnum en prévision d’une météo fâcheuse, mais il ne protège guère que les abricots et autres friandises qui, contrairement à ceux de 2013, ont la chance de rester secs. Pour nous, de toute façon, il est totalement inutile. On repart pour ne pas se refroidir , parce que le vent s’est levé et il s’avèrera relativement défavorable. Je mets la gomme dans la forêt de Ferrière. Je dépasse quelques groupes d’origine assez diverse et en me retournant je vois qu’un cyclo m’a pris en chasse. Il à peu près à 150m derrière moi. Je maintiens le rythme de croisière en appuyant bien ma foulée pour le tester,  ma forme du jour . Arrivé à la sortie de Favières, sur la route de Villé, je jette un coup d’œil dans mon dos : il est toujours là, le bougre ! Comme il a l’air de rouler à mon rythme je décide de l’attendre : avec ce vent, ce sera mieux d’être deux à relayer. Bonne pioche. Le gars est vraiment bon et surtout bien régulier. Les relais sont très efficaces et on trace jusqu’à Blandy-les-tours sans aucune difficulté. Là, je retrouve Pierrot de Blanc-Mesnil qui arrive peu après nous. Je discute quelques instants et repart avec lui. Pris de remords à la sortie de Blandy, je fais demi-tour dans le but de récupérer mon compagnon d’échappée après avoir demandé à Pierrot de mettre la pédale douce en attendant qu’on le rejoigne. Malheureusement, mon relayeur est reparti presque immédiatement sans que je m’en rende compte. Je perds 5 minutes à le rechercher et l’écart devient trop grand pour que je puisse espérer récupérer Pierrot qui est loin d’être un cul-de-jatte. Tant pis. Je ferai la route presque tout seul jusqu’aux étangs.

Lors de la traversée de Vinneuf, dans une rue pas très large, un automobiliste fout sa bagnole en travers de la route et bloque la circulation. Je le contourne par l’arrière en lui faisant comprendre mon mécontentement. Le type démarre alors brutalement en faisant crisser ses pneus, me double en me frôlant, me fait une queue de poisson et freine devant moi. Je l’évite de justesse par la gauche. Il remonte dans sa tire, me redouble et me serre contre le bas-côté. « Allez, viens, viens qu’on s’explique,  » Je me dis qu’il y a quelques cyclos pas loin derrière et que si ça devait tourner mal, je ne serai pas tout seul, mais je ne suis quand même pas très rassuré. Il pourrait me pousser au tapis, ce crétin… Heureusement, après une petite minute de provocations auxquelles je ne réponds pas il finit par décrocher. 500m plus loin, j’arrive aux étangs, franchement soulagé. On ne sait jamais comment ça peut réagir des buses pareilles…

Je pense manger assez rapidement, parce qu’à peine arrêté je me mets à grelotter. 2 tables sont dressées sous le même type de barnum qu’aux ravitos mais il n’est pas fixé au sol et il se soulève avec le vent qui s’engouffre dedans. Et la pluie bien sûr qui n’arrête pas de tomber… Arrivée de Michel S. des Cheminots d’Aulnay reconnaissable à sa barbe (dégoulinante) et au sourire chronique bien connu qui est dessiné dedans. Je l’informe (faussement) que j’ai trouvé une place pour revenir et, après avoir quand même pris le temps d’engloutir les merguez bien chaudes, je reprends la route.

Après Vinneuf, les choses sérieuses commencent. Passé Champigny on prend à gauche et les courbes de niveau se resserrent. Les vélos et les bonhommes qui sont assis dessus, dégoulinent comme des gouttières percées. Heureusement que j’ai copieusement graissé la mécanique avant de partir. Le vent étant de Sud-Ouest et notre parcours allant sensiblement dans la même direction il est illusoire d’imaginer lui échapper. Je double pour la 2ème fois le peloton de Coubron suivit de sa camionnette. Il reste bien groupé pour se tenir chaud mais la tactique de la tortue ne les empêche pas de subir le déluge. Vu le temps je n’ai pas envie de traîner. Il y a deux belles bosses d’ici à Bussy-le-Repos dont l’une juste avant d’y arriver ce qui fait que le bled ne porte pas vraiment bien son nom. Le ravito ne se trouve pas dans les champs comme en 2013 mais pile en face de l’église. Je me ravitaille sur le pouce et je demande si le propriétaire du Lieu a prévenu son mentor qu’il avait besoin d’un plombier? Peine perdue.

Ayant retrouvé mon Pierrot, je repars avec lui pour le dernier cinquième de l’étape. On a tous hâte d’arriver maintenant. Malheureusement le fléchage effectué peu avant la pluie sur cette partie du parcours est en grande partie effacée et la malchance veut qu’un rallye local ait utilisé des flèches similaires (de plus flanquées d’un P qui se confond un peu avec un PJ à moitié effacé) et nous voilà embarqué sur un circuit parallèle… parcouru dans le mauvais sens. Si un panneau « Joigny 13km » providentiel pointant vers notre dos n’était pas venu interrompre notre cavale, on y serait peut-être encore ! On fait demi-tour pour remonter la bosse que l’on vient de descendre et retrouver la route officielle en plein milieu de la forêt. Les derniers kilomètres se font d’autant plus à l’arrache qu’on se rapproche du but.

Arrivée vers 16h30 au Lycée après 220km dont 218 sous la flotte. On passe au casse-croûte. Pas de coupe mais des bouteilles de vin local pour récompenser les clubs les plus courageux. Faisant partie du club le moins courageux je devrai me contenter de l’eau (chaude tout de même !) de ma douche…

Une fois rhabillé en civil je m’inquiète de l’absence de… de qui au fait ? Je saurais le reconnaître si je le voyais mais justement, je ne le vois pas ! Et je ne connais pas son nom. Jean Pierre M. qui était présent lorsque nous nous sommes mis d’accord ce matin me confirme qu’il ne l’a pas vu non plus ! Vers 18h00 plus de 90% des cyclos sont arrivés et je n’ai toujours pas de plan de retour ! C’est alors que je remarque la moustache fournie mon pote Roland de Bobigny (Bovélo) planqué sous un chapeau de paille et qui fait les cent pas dans le hall. J’explique mon problème… « Il reste une place sur mon porte-vélos ! Je te ramène ! Seulement on a réservé au resto… Si t’es pas pressé… » Je n’ai plus aucune raison d’être pressé ! Va pour le resto !

Mais Roland aussi à un problème : Il lui manque deux bonhommes qui sont toujours dans la nature , et qui ne répondent pas , bien qu’ils possèdent un téléphone. Il n’aura de nouvelles que vers 18h20 et les gars sont encore à plusieurs kilomètres de Joigny complètement à l’opposé de la route fléchée. On va à leur rencontre pour les guider dans le labyrinthe des  ruelles. De fait ils sont trois. Un coréen qui parle très peu le Français (et même pas l’espéranto, cette andouille !) s’est paumé en même temps qu’eux, et ses copains (ils étaient 3 ou 4) ne l’on pas attendu. On ne peut pas le laisser tomber. On lui donne à manger  (l’organisation du PJ a depuis longtemps plié les gaules) et on le guide vers la gare… qui est fermée. Le type n’a qu’un billet de 50€ que n’accepte évidemment pas l’automate. J’aurai eu le même problème. Le biffeton sortira de la machine 5minutes seulement avant l’arrivée du train !

On finit la soirée au resto dans une ambiance de jour de fête. Ce ne sont pas trois gouttes d’eau qui peuvent entamer la bonne humeur d’un cyclo, pas vrai ???

Retour Paris 2h00 du mat! A quand la prochaine ?

                                              Gérard F. (Espéranto)

Commentaires

Staff
José DESTOURS
José DESTOURS 14 juillet 2017 11:39

Bravo Gérard pour ton courage et ta bonne humeur après cette aventure bien arrosée.

SORTIE CLUB (HORS RALLYE)

Le Dimanche RDV 8H45 pour un départ 9H00 à la Maison des Sports

Rue Jules Ferry

-----------------------------------------

Le Mardi et Jeudi RDV 9h00 derrière le Franprix

Rue Alfred Musset


  • Claude D
    10 novembre

    Claude D

    Supporter

    68 ans

  • jean marie brunel
    19 novembre

    Jean marie Brunel

    Cyclotouriste

    60 ans

  • Patrick Anceaume
    6 novembre

    Patrick Anceaume

    Cyclotouriste

    59 ans